Le projet Mirage

Le projet Mirage est détenu à 100 % par Brunswick Exploration Inc et représente son actif phare d’exploration du lithium. Il comprend 278 claims totalisant une superficie de 13 839 hectares (claims jalonnés et sous option), situés à environ 40 kilomètres au sud de la route Trans-Taïga, dans la région de la Baie-James au Québec.

À l’été 2023, Brunswick Exploration a découvert plusieurs affleurements de pegmatite à spodumène à haute teneur sur la propriété. Ces affleurements son identifier sur une longueur de 6 kilomètres de long qui demeure ouverte dans toutes les directions (voir le communiqué du 14 juin 2023). Depuis lors, les travaux d’exploration et de forage au diamant sur le projet Mirage se sont poursuivies et ont permis de délimiter neuf principaux dykes de pegmatite à spodumène jusqu’à présent.

Les faits saillants des forages incluent 93,45 mètres à 1,55 % Li₂O et 69,3 mètres à 1,64 % Li₂O, tous deux au dyke MR-6 (voir les communiqués du 8 mai et du 4 juin 2024).

Tableau – Collets 2026-01-13

Tableau – Intervalles 2026-01-13

Figure 1 : Localisation du Projet Mirage
Figure 1 : Localisation du Projet Mirage

Estimation initiale des ressources

Le 8 janvier 2026, Brunswick Exploration a publié une estimation initiale des ressources pour le projet Mirage (communiqué du 8 janvier 2026).

Une ressource présumée de 52,2 Mt à 1,08 % Li₂O et 131 ppm Ta₂O₅ (voir le Tableau 1), à une teneur de coupure de 0,5 % Li₂Oéq, pour un contenu total en lithine excédant 550 000 tonnes, a été définie. Cette estimation place Mirage parmi les plus importantes ressources de lithium en roche dure non développées dans les Amériques.

  • Plus de 70 % de l’estimation des ressources minérales (ERM) est contenue dans cinq dykes situés à moins de 150 mètres de profondeur verticale depuis la surface, tous demeurant ouverts dans plusieurs directions.
  • Les essais métallurgiques démontrent le potentiel d’un schéma de traitement utilisant uniquement la séparation en milieu dense (« DMS »), permettant de produire un concentré de haute qualité.

Tableau 1 : Estimation des ressources minérales exploitables à ciel ouvert – Projet Mirage

Tableau 1 : Estimation des ressources minérales dans la fosse du Projet Mirage

  1. Les personnes qualifiées indépendantes pour l’estimation des ressources minérales, telles que définies par les lignes directrices de la Norme « NI » 43-101, sont Pierre Luc Richard, géologue professionnel, de PLR Resources Inc., avec la contribution de Patrick Frenette, ingénieur professionnel, de Synectiq Inc., pour l’estimation de la teneur de coupure et l’optimisation de la mine à ciel ouvert. 
  2. Ces ressources minérales ne sont pas des réserves minérales, car leur viabilité économique n’a pas été démontrée. Aucune évaluation économique de ces ressources minérales n’a été réalisée. La quantité et la teneur des ressources présumées déclarées dans cette ERM sont de nature incertaine et les forages effectués sont insuffisants pour définir ces ressources présumées comme indiquées. Cependant, on peut raisonnablement s’attendre à ce que la majorité des ressources minérales présumées puissent être reclassées dans la catégorie indiquée grâce à la poursuite des forages.
  3. Les personnes qualifiées n’ont connaissance d’aucun problème environnemental, réglementaire, juridique, fiscal, sociopolitique, commercial ou autre susceptible d’avoir une incidence significative sur l’estimation des ressources minérales.
  4. Les calculs ont été effectués en unités métriques (mètres, tonnes). Les teneurs en métaux dans le tableau ci-dessus sont présentées en grammes par tonne et en tonnes. Les tonnages métriques ont été arrondis, et les écarts dans les totaux sont dus à des erreurs d’arrondi.
  5. Les définitions et les lignes directrices de l’ICM pour les estimations des ressources minérales ont été suivies.
  6. Les ressources sont présentées telles quelles et in situ pour le scénario à ciel ouvert dans des blocs de 5 m x 5 m x 5 m. L’enveloppe restrictive de la fosse a été développée en utilisant des pentes globales de 53 degrés. L’optimisation de la fosse pour développer l’enveloppe restrictive des ressources minérales a été réalisée à l’aide de l’algorithme pseudoflow du logiciel Deswik (voir figure 2).
  7. Le maillage de l’ERM a été préparé à l’aide de Leapfrog Edge v.2025.1.1 et est basé sur 132 trous de forage et quatre tranchées, totalisant 23 626 mètres et 8 288 analyses. La date limite pour la base de données des trous de forage était le 9 décembre 2025.
  8. Des composites d’un mètre ont été créés à l’intérieur des domaines de minéralisation. Un plafonnement à haute teneur a été effectué sur les données d’analyse composites. En fonction de l’étude statistique individuelle pour chaque zone, les composites ont été plafonnés entre 1,50 % Li2O et 4,50 % Li2O et entre 200 ppm Ta2O5 et 900 ppm Ta2O5.
  9. Les ressources minérales limitées par la fosse pour le scénario de base sont déclarées à une teneur de coupure de 0,50 % Li2OEq. Les teneurs de coupure peuvent être réévaluées à l’avenir en fonction des conditions du marché et des coûts en vigueur. Un rapport Ta2O5/Li2O de 0,00008658 (basé sur le prix de vente, les taux de récupération et d’autres variables) a été utilisé pour obtenir la teneur en Li2OEq utilisée dans la teneur de coupure.
  10. Les valeurs de densité ont été estimées à partir des données disponibles dans la base de données des trous de forage. Les valeurs de densité ont été interpolées lorsque les données étaient suffisantes pour le faire, et complétées par des valeurs fixes. Des valeurs de densité comprises entre 2,57 g/cm3 et 2,90 g/cm3 ont été appliquées au modèle pour différents domaines et 2,00 g/cm3 pour les morts-terrains.
  11. L’estimation des ressources du modèle de teneur a été calculée à partir des données des trous de forage à l’aide d’une méthode d’interpolation par krigeage ordinaire dans un modèle sous-divisé en blocs de 5 m x 5 m x 5 m et en sous-blocs de 0,625 m x 0,625 m x 0,625 m. Les méthodes d’interpolation par krigeage ordinaire (OK), par distance carrée inverse (ID2) et par voisin le plus proche (NN) ont été testées, sans différence significative dans les estimations des ressources minérales.
  12. Les catégories de ressources minérales présumées sont limitées aux zones où l’espacement des forages est inférieur à 150 mètres et où la continuité géologique et la teneur sont raisonnables. Des emporte-pièces ont été utilisés pour définir les catégories en fonction des paramètres ci-dessus.
  13. La date d’entrée en vigueur de l’estimation des ressources minérales est le 7 janvier 2026.
Figure 2 : Vue 3D de l'estimation des ressources (vue vers le nord)
Figure 2 : Vue 3D de la fosse et de la distribution des teneurs issue de l’ERM
Figure 3 : Section A-A’
Figure 3 : Coupe A-A’ montrant la fosse et les zones minéralisées modélisées

Cible d’exploration

Parallèlement à l’estimation initiale des ressources minérales, Brunswick Exploration a annoncé une cible d’exploration additionnelle de 40 à 50 millions de tonnes présentant des teneurs comprises entre 0,80 % et 1,10 % Li₂O et 120 à 145 ppm Ta₂O₅ (voir communiqué du 8 janvier 2026).

Cette cible est immédiatement adjacente à la ressource existante et, combinée à l’ERM actuelle, elle est contenue dans une zone compacte de 1,5 × 3,0 kilomètres. Cette proximité spatiale souligne le fort potentiel de croissance rapide des ressources grâce à la poursuite du forage et de l’exploration systématique.

L’échelle, la continuité des teneurs et l’empreinte du système minéralisé mettent en évidence la capacité du projet Mirage à accroître efficacement ses ressources à court terme.

À ce jour, les forages ont principalement ciblé l’intérieur de la fosse conceptuelle, laissant plusieurs zones prioritaires à l’extérieur de l’empreinte actuelle largement inexplorées, offrant ainsi un potentiel d’exploration à long terme considérable.

Figure 3 : Vue 3D de la cible d’exploration (vue vers le nord)
Figure 4 : Vue 3D de la cible d’exploration (vue vers le nord)

Potentiel d’exploration à long terme et expansion des ressources

Le forage à l’extérieur de la fosse demeure très limité, laissant de vastes zones à fort potentiel non testées. L’une de ces zones comprend un affleurement de pegmatite à spodumène situé à 3,5 kilomètres au nord-est de la ressource existante. Ces secteurs sont recouverts par un important couvert de dépôts meubles, susceptible de dissimuler d’autres pegmatites à spodumène enfouies.

Figure 4 : Potentiel du projet et empreinte de la fosse à ciel ouvert
Figure 5 : Potentiel du projet et empreinte de la fosse à ciel ouvert

Depuis 2023, Brunswick Exploration a identifié sur la propriété Mirage un vaste champ de blocs à spodumène d’environ 6,5 kilomètres de long et 1,4 kilomètre de large. Certains blocs atteignent des dimensions allant jusqu’à 8 m × 4 m × 3 m et présentent parfois des caractéristiques minéralogiques distinctes des affleurements de pegmatite actuellement connus.

La source rocheuse de ces blocs n’a pas encore été identifiée de manière concluante, ce qui suggère la présence de corps de pegmatite à spodumène enfouis potentiellement significatifs ailleurs sur la propriété. Cette interprétation est renforcée par la récupération de plusieurs échantillons de till contenant des grains de spodumène, dont plusieurs sources demeurent inconnues.

L’ampleur du champ de blocs, combinée aux anomalies de till non testées et à l’épais couvert de dépôts meubles, souligne le potentiel exceptionnel de découverte du projet Mirage et justifie la poursuite d’une exploration systématique ciblant des pegmatites à lithium dissimulées.

Regional Map

Figure 6 : Carte géologique simplifiée montrant la fosse, les forages et les indices de spodumène non testés

Géologie régionale

La propriété Mirage couvre une portion importante d’une ceinture de roches vertes archéennes de la sous-province géologique de La Grande, au sein du craton du Supérieur, l’un des terrains les plus prospectifs au monde pour le lithium. La minéralisation en lithium se présente sous forme de pegmatites à spodumène encaissées dans un assemblage varié de roches métavolcaniques, métasédimentaires et d’intrusions mafiques à ultramafiques.

La stratigraphie hôte témoigne de multiples phases de déformation régionale, avec des grades métamorphiques allant du faciès schistes verts à amphibolite, offrant un cadre structural et thermique favorable à la mise en place et à la préservation des pegmatites.

Modélisation géologique du gisement

La modélisation géologique détaillée indique que la géométrie, l’orientation et la distribution des pegmatites à spodumène sont fortement contrôlées par le plissement régional et l’architecture structurale. À l’échelle du gisement, la minéralisation est concentrée dans la charnière d’un large pli antiforme, qui a agi comme conduit structurel favorable lors de l’emplacement des pegmatites.

Les dykes de pegmatite à spodumène se sont préférentiellement mis en place durant les stades tardifs de la déformation progressive, associés aux phases finales du plissement régional D2. Cette évolution structurale a donné lieu à une géométrie distinctive de type « pelure d’oignon », caractérisée par plusieurs dykes incurvés et empilés, aux pendages et orientations variés, disposés de manière concentrique au cœur du gisement (voir communiqué du 9 juillet 2025).

Cette compréhension structurale renforce la prévisibilité de l’expansion des ressources et appuie la poursuite de forages ciblés à l’intérieur et au-delà de l’empreinte actuelle.

Métallurgie

Des essais métallurgiques ont été réalisés sur un échantillon composite provenant des dykes MR-6, MR-3 et MR-4, ainsi que d’un dyke représentatif de la zone de dykes empilés (voir communiqué du 3 février 2025).

Faits saillants des résultats :

  • Potentiel pour un schéma de traitement de calibre mondial, reposant sur le concassage suivi uniquement d’une séparation en milieu dense (DMS), sans flottation. Des opérations comparables utilisant des schémas similaires affichent des coûts d’exploitation réduits tout en produisant des concentrés de spodumène d’environ 5,5 % Li₂O.
  • Récupérations préliminaires encourageantes de 76 % produisant un concentré de 5,5 % Li₂O lors des essais de séparation en liquide dense (HLS), et de 68,4 % produisant un concentré de 5,7 % Li₂O lors des essais DMS, obtenues à des granulométries grossières favorables à l’efficacité du procédé.
  • Faible teneur en fer dans les concentrés HLS et DMS, indiquant un spodumène de haute pureté avec peu d’impuretés. Aucun élément délétère susceptible d’affecter la qualité ou la commercialisation du concentré n’a été identifié à ce jour.

Des travaux métallurgiques additionnels sont prévus afin de tirer parti de ces résultats encourageants, avec des possibilités claires d’amélioration des récupérations DMS.